"Noces", ballet d'Angelin Preljocaj

Samedi Lundi
20 avr 19 22 avr 19
19.00 19.00
Moscou
Théâtre musical Stanislavski et Némirovitch-Dantchenko
Danse

Trois pays, trois chorégraphes, trois visions de la danse ... Qu'est-ce qui les unit? La réponse, est simple, c'est l'amour du ballet. Du 20 au 23 avril, à 19h, venez assister à la représentation de trois ballets : «la Marche du fou» de Johan Inger; «O złożony / O composite» de Trisha Brown et «Noces» d'Angelin Preljocaj. Durée 2 heures 30 minutes (2 entractes) au Théâtre musical Stanislavski et Némirovitch-Dantchenko.

Angelin Preljocal :

Angelin Preljocaj est né dans la région parisienne et a commencé à prendre des cours de ballet avant de se tourner vers la danse contemporaine, qu’il a étudié avec Karin Waehner. En 1980, il s’est rendu à New-York pour travailler avec Zena Rommett et Merce Cunningham, il a ensuite repris ses études en France, pays dans lequel ses professeurs appréciaient la chorégraphe américaine Viola Faber et le chorégraphe français Quentin Rouillier. Il a ensuite rejoint Dominique Bagouet avant de créer sa propre compagnie, en décembre 1984. Angelin Preljocaj collabore régulièrement avec des artistes venant de sphères différentes comme la musique (Goran Vejvoda, Air, Laurent Garnier, Granular Synthesis, Karlheinz Stockhausen), les arts visuels (Claude Lévêque, Subodh Gupta, Adel Abdessemed), le design (Constance Guisset), la mode (Jean Paul Gaultier, Azzedine Alaïa), le dessin (Enki Bilal) et la littérature (Pascal Quignard, Laurent Mauvignier).

Ses productions font maintenant partie du répertoire de nombreuses compagnies dont beaucoup font aussi appel à lui pour des créations originales comme La Scala de Milan, le New-York city ballet et le ballet de l’Opéra de Paris. Il a réalisé des courts-métrages (Le postier et Idées noires, en 1991) mais aussi des longs-métrages, notamment Un trait d’union et Annonciation (1992 et 2003) pour lesquels il a reçu le « Grand Prix du Film d’Art» en 2003, le premier prix de « Vidéo-Danse » en 1992, et le prix du Festival Vidéo de Prague en 1993. En 2009, il a dirigé sa propre production de Blanche Neige et en 2011 a créé la campagne publicitaire L’Envol pour Air France basé sur la chorégraphie du ballet « Le Parc ». En 2016, il dirige et chorégraphie la publicité du parfum Galop d’Hermès . Il a également collaboré sur plusieurs films avec ses propres chorégraphies : Les Raboteurs avec Cyril Collard (inspiré de la peinture de Gustave Caillebote) en 1988, Pavillon Noir avec Pierre Coulibeuf en 2006 et Eldorado/Preljocaj avec Olivier Assayas en 2007 et enfin Polina, danser sa vie, en 2016, avec Valérie Muller, adapté du roman graphique de Bastien Vivès.

Depuis octobre 2006, le ballet Preljocaj et ses 24 danseurs permanents résident au Pavillon Noir à Aix-en-Provence, un bâtiment entièrement dédié à la danse et dirigé par Angelin Preljocaj. Plusieurs livres ont été écrit sur son travail comme Angelin Preljocaj (2003), Pavillon Noir (2006), Angelin Preljocaj, Topologie de l’invisible (2008), Angelin Preljocaj, de la création à la mémoire de la danse (2011).

Tout au long de sa carrière Angelin Preljocaj a reçu de nombreux prix dont le « Grand Prix International de la Danse » par le Ministère de la culture français, le « Benois de la danse » pour « Le Parc » en 1995, le « Bessie Award » pour « Annonciation » en 1997, « Les Victoires de la musique » pour « Roméo et Juliette » en 1997, le « Globe de Cristal » pour « Blanche Neige » en 2009. Il est « Officier des Arts et des Lettres » et « Chevalier de la Légion d’honneur » et il a été nommé « Officier de l’ordre du Mérite » en mai 2006. Il a reçu, en 2014, le prix Samuel H. Scripps/ American Dance Festival pour sa carrière.

Notes du chorégraphe :

"D’aussi loin que je m’en souvienne, les mariages m’ont toujours paru comme des tragédies étranges : par tradition des Balkans, je savais que le mystère tournerait progressivement autour de la mariée, toujours absente des festivités. Les demoiselles d’honneur la transmettent d’une famille à l’autre comme une pièce de monnaie et puis elle apparaît au moment ultime ; lorsque tout le monde à son regard sur elle : un reflet voilé d’un drame qu’ils ne peuvent plus ignorer. Puis, s’offrant comme dans un rituel funéraire à l’envers, elle marche lentement, les yeux pleins de larmes vers le viol que tout le monde autour à déjà consenti".

Adresse : 
Ulitsa Bol'shaya Dmitrovka, 17