Le TransAlaska Sibérien

Samedi Vendredi
6 fév 16 26 fév 16
Moscou
Institut français / Moscou
Exposition

EXPOSITION DES DESSINS D'ENFANT

Un futuriste trait d'union entre l’Europe, l’Asie et l’Amérique

Il y a un peu plus d'un siècle, un aventurier français, ingénieur et accessoirement chercheur d’or se passionne pour l'Alaska. Loicq de Lobel, explorateur oublié de la grande histoire a un rêve qui pourrait changer la face du monde. Un rêve ou plutôt une obsession. Traverser les deux continents de l'hémisphère nord par voie terrestre : relier Paris à New-York  grâce au chemin de fer . La voie qu’il projette de construire partirait d’Irkoutsk et rejoindrait Iakoutsk puis Anadyr en Tchukotka, pour ensuite traverser le détroit de Bering et passer en Alaska.
En trois ans, et des milliers de kilomètres entre New-York, Paris et Saint-Pétersbourg, il réussit à persuader le tsar Nicolas II, le président français, et quelques investisseurs américains, mais rencontre de fortes oppositions de la part des capitalistes sibériens qui voient d’un mauvais oeil l’arrivée de trop entreprenants étrangers. Le projet est  finalement jugé irréalisable, financièrement,  politiquement, techniquement, et il tombe aux oubliettes peu de temps avant la première guerre mondiale.

C’est à la bibliothèque de Khabarovsk que Madame Patricia Chichmanova, directrice de la gallérie L'ALEATOIRE, est tombée par hasard sur l’histoire de Loicq de Lobel et c’est grâce à un fonds d’archive américain que elle a découvert la très oubliée carte du trajet de ce chemin de fer. Au départ d’Irkoutsk, la voie ferrée devait suivre le cours du fleuve Lena puis atteindre Yakoutsk, traverser les monts Tchersky et la Kolyma puis entrer dans les terres alors presque inconnues de la Tchukotka pour atteindre le village d’Anadyr et enfin Uelen et le détroit de Bering.
L’idée a germé de suivre ce chemin, et voir ce que les gares de ce train virtuel sont devenues.  A quoi rêvent les passagers oubliés? Les enfants de ces régions isolées que le chemin de fer aurait du traverser ont dessiné ces rêves, le train que la plupart n’ont jamais vu qu’en image, ils le dessinent arrivant dans leur village.

Le vernissage : le samedi 6 février à 16h
Institut français de Russie / Moscou, Vorontsovo pole 16, bât. 1
Entrée libre
 

Adresse : 
Vorontsovo pole 16, bât. 1
Moscou