Barnaoul s'engage pour le climat !

La 21ème conférence sur le climat s’est tenue du 30 novembre au 11 décembre 2015 à Paris et fait ainsi suite au traité de Kyoto signé en 1997. Ce ne sont pas moins de 150 chefs d’États, dont les Présidents Vladimir Poutine et François Hollande, qui s’y sont réunis afin de trouver un accord international pour contrer le changement climatique. Leur objectif ? Limiter le réchauffement climatique en-dessous de 2°C.

Cet événement a été aussi l’occasion pour les étudiants de la troisième année d’études des régions à l’Université technique d’État de l’Altaï de se pencher sur la thématique de l’écologie en cours de français. Dans l’attente des nouvelles parisiennes de la COP 21, les étudiants ont regardé le merveilleux documentaire « Home » de Yann Arthus-Bertrand et ont discuté de son contenu et de son message avec leur lectrice de français Rachel Carascosa.

Cela est devenu non seulement une introduction parfaite au nouveau sujet du cours de conversation de français, mais s’est aussi transformé en projet d’écriture d’un article collectif sur la thématique de la protection de notre planète contre notre influence néfaste. Sous la direction de Rachel, les étudiants ont pu trouver des répercussions des problèmes globaux dans leur pays et dans leur environnement immédiat qui est la ville de Barnaoul.

L’entreprise n’a pas été facile car les étudiants se sont vus confrontés à la nécessité d’apprendre beaucoup de lexique nouveau en français et en même temps de créer un véritable article, de travailler avec des textes déclencheurs issus de différentes sources en russe et en français. Pour la lectrice de français, cette expérience a également été intéressante et difficile. En effet, c’est un travail complexe que d’enseigner aux étudiants de ne pas simplement résumer ou de citer des informations trouvées (en français de plus !), mais aussi de les analyser et de les traduire correctement avec leurs propres idées.

Au cours de ce travail, il s’est avéré que, contrairement à ce que l’on pourrait croire, la protection de l’environnement a déjà fait son entrée dans la société russe. Voici le résultat !

Rachel Carascosa, lectrice de français à l’Université technique de l’Altaï

Natalia Basenok, directrice du centre de ressources en français à l’Université technique de l’Altaï

 

La Terre, notre chez nous

La Terre appartient-elle à l’homme ? L’homme est-il maître des déserts impitoyables, des forêts et des océans infinis, des îles et des plages, des montagnes flottantes dans le ciel ? Peut-être que cette idée naît dans l’imagination surexcitée de l’homme, du moins jusqu’à ce que la première tempête de sable, le premier tsunami et la première éruption volcanique ne surviennent. L’homme a-t-il le droit de disposer de tout le patrimoine naturel de la planète ? Oui, jusqu’à l’arrivée de la première catastrophe mondiale.

Les êtres humains ont cessé de prendre soin de leur planète ainsi que de tout ce qui s’y trouve dessus. Cependant, le plus terrible, c’est qu’ils ne réfléchissent même pas aux dommages qu’ils causent. De plus, ils créent des réservoirs d’eau artificiels, changent les cours des rivières, exercent une immense pression sur la surface qui provoque l’érosion des sols. Quand l’homme détruit la forêt, il change le climat. Cela conduit à l’augmentation de la vitesse du vent, aux changements de températures etc. Pour la Russie, l’un des plus grands problèmes écologiques est la déforestation sans fin des forêts : « On détruit des essences précieuses d’arbres qui sont de moins en moins nombreuses, cela pose un grave problème de déforestation rapide dans les régions sibériennes. » Les êtres humains épuisent les ressources naturelles, polluent les eaux et l’atmosphère. Ce problème est également présent par exemple dans notre ville natale, Barnaoul.

Barnaoul est l’un des plus grands centres industriels du kraï de l’Altaï. Il y a une grande quantité d’entreprises diverses sur son territoire. Ces industries affectent la situation écologique de notre ville. Malgré tous les efforts déployés par les autorités, la situation écologique ne s’améliore pas. Les industries et le chauffage par poêle représentent la principale source de pollution. Les entreprises de la ville polluent avec leurs émissions les fleuves de l’Ob et de la Barnaoulka. Les transports jouent également un rôle non négligeable dans la pollution. Malheureusement, chaque année, les automobiles sont de plus de en plus nombreuses, ce qui aggrave fortement la situation. Les quartiers de Lénine et d’Octobre sont les plus mauvais élèves d’un point de vue environnemental. Afin d’améliorer la situation écologique dans Barnaoul, les autorités locales ont ajouté des arbres ainsi que d’autres plantations en 2014. Après la mise en place de cette action, la surface globale des espaces verts et boisés a augmenté d’environ 50 000 hectares. Toutes ces mesures ont considérablement amélioré la situation environnementale dans notre ville.

Il est possible aujourd’hui d’observer à Barnaoul les résultats positifs du programme d’aménagement des espaces verts. Les arbres ont poussé dans tous les quartiers de la ville, des sapins duveteux ont même récemment fait leur apparition dans le centre de la capitale du kraï de l’Altaï.

Mais il n’y pas que ce programme de plantation qui aide la ville à s’améliorer. Un troupeau de cygnes a pris refuge sur un tuyau longeant un pont dans l’un des quartiers centraux de Barnaoul. Les oiseaux ont été fabriqués avec des matériaux de fortune qui retrouvent ainsi une seconde vie : des vieux pneus, des petits morceaux de plastique et de métal… Cette décoration bon marché est devenue l’un des lieux connus de la ville, un prolongement vraiment utile de la vie des déchets.

Il reste à espérer que le problème de la pollution fasse réagir autant de monde que possible et que, demain, à Barnaoul, dans le kraï de l’Altaï, en Russie et dans le monde entier, chacun s’engage dans l’importante mission de la préservation de la planète. Montrons que cela ne nous est pas égal !

Il faut que l’homme comprenne que la planète et ses richesses ne sont pas une source pour la spéculation, un objet à diviser pour s’enrichir. La Terre est notre maison qui nous nourrit. Et c’est nous, les êtres humains, qui devons protéger cette maison. Alors, tous les hommes vivront sans restriction sur la planète.

 

Idée, direction et rédaction : Rachel Carascosa

Auteurs : étudiants du groupe RL-31, chaire de régionologie, Faculté des Sciences Humaines (Daria Bikéeva, Ksenia Boklo, Maria Broussianina, Ksenia Pokornyak, Ekatérina Skorokhodova)

Photos : Ksenia Boklo

 

Pour en savoir plus :