Dossier climat : vocabulaire thématique

Ce vocabulaire thématique est mis à la disposition des enseignants et des étudiants. Il permet d'aborder tout le vocabulaire du changement climatique, en plaçant chaque mot dans son contexte.

Des renvois vers les fiches pédagogiques du dossier climat vous permettent d'accéder à des activités pour travailler les mots du lexique et approfondir chaque aspect traité.

Vous pouvez également télécharger le vocabulaire thématique du climat au format pdf, en bas de cette page.

  1. D’où vient le changement climatique ?

Il y a toujours eu des changements climatiques sur terre, et les hommes ont dû s’adapter [voir fiche 8]. Mais, depuis la première et la seconde révolutions industrielles, la croissance économique des hommes dépend de l’énergie fossile (charbon, gaz, pétrole) [voir fiche 1]. La consommation de ces ressources, associée à la déforestation et à l’agriculture intensive, augmente le rejet (ou l’émission) de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Les principaux gaz à effet de serre sont le dioxyde de carbone ou gaz carbonique (CO2), le méthane (CH4) et le protoxyde d’azote (N2O) [voir fiche 6].

Tout comme le cycle du carbone [voir fiche 13], l’effet de serre est un phénomène naturel : les gaz atmosphériques retiennent la chaleur produite par le rayonnement solaire. Mais il y a aujourd’hui trop de gaz à effet de serre dans l’atmosphère.

D’autres phénomènes interviennent également : l’eau et les sols réfléchissent une partie du rayonnement solaire : plus ils sont clairs, plus ils renvoient la lumière, plus ils sont foncés (sombres) plus ils l’absorbent. Ainsi, la fonte des glaces des glaciers et de la banquise, ou calotte glaciaire, augmente l’absorption du rayonnement solaire par la terre, et donc sa chaleur [voir fiche 10].

On parle désormais de dérèglement climatique.

La pollution liée à l’activité humaine détruit également la couche d’ozone qui absorbe une partie importante du rayonnement solaire ultraviolet (UV-B) dangereux pour la vie sur terre [voir fiche 12].

97% des scientifiques affirment que le réchauffement climatique est d’origine humaine. D’autres nient la responsabilité humaine et évoquent des causes naturelles. On les appelle « climato-sceptiques » [voir fiche 8].

 

  1. Quelles sont les conséquences ?

Le dérèglement climatique se traduit par une hausse (augmentation) des températures. Cela accélère la désertification des zones arides. Les périodes de sécheresse sont plus longues et plus fréquentes, même en Amérique du Nord et en Europe. De nombreux fleuves, lacs, mers intérieures sont asséchés. De nombreux pays d'Amérique, d'Afrique et du Moyen-orient connaissent des pénuries d'eau potable. Les ressources en eau baissent. Cela diminue également les ressources agricoles, entraînant des famines. L'augmentation des températures crée aussi une recrudescence des maladies infectieuses, notamment tropicales, qui touchent de plus larges zones géographiques [voir fiche 6].

De plus, la fonte des glaces et des neiges éternelles produit une hausse (élévation) du niveau des mers, qui peut provoquer des inondations. Les petits Etats insulaires du Pacifique (les îles) disparaissent [voir fiche 6]. Une grande partie du littoral européen est aussi menacée [voir fiche 9].

Par ailleurs, les précipitations (la pluie [voir fiche 4] et la neige) augmentent dans les latitudes moyennes et hautes de l’hémisphère nord. Cela peut provoquer la crue des fleuves et des inondations.

Les scientifiques s'inquiètent également de l'acidification des océans[voir fiche 6 et fiche 13].

Le dérèglement climatique provoque une augmentation des événements climatiques extrêmes, comme les cyclones, typhons [voir fiche 5], tempêtes, inondations ou tsunamis. On parle parfois de « catastrophes naturelles ». Les victimes de ces événements deviennent des réfugiés climatiques lorsqu’ils sont obligés de quitter leur domicile pour s’installer ailleurs, souvent dans les grandes villes moins menacées [voir fiche 2].

 

  1. Que peut-on faire ?

Face aux événements climatiques, les dirigeants politiques ont une responsabilité publique, celle de prendre en compte les avis des personnes compétentes avant d'entreprendre des constructions (étude des risques), celle également d'organiser l'accompagnement des personnes sinistrées [voir fiche 3 et fiche 9].

Aujourd'hui, les Etats tentent de trouver un accord dans le cadre de négociations climatiques. Depuis 1995, les pays participant à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques se réunissent une fois par an. La 21e réunion aura lieu à Paris en décembre 2015 : c’est la COP21.

 Le Protocole de Kyoto, entré en vigueur en 2005, visait à réduire les émissions de gaz à effet de serre, mais cet accord n’était contraignant que pour les pays du Nord qui l’ont ratifié. La COP21 se donne pour but d’élaborer un accord universel dans lequel tous les pays s’engagent collectivement à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, en fonction de leurs niveaux de développement et contextes économiques propres.

Les négociations sont difficiles, car les intérêts économiques des Etats et des grandes entreprises multinationales (notamment pétrolières ou gazières, mais aussi dans le secteur de l'automobile, du tourisme, de l'aviation, ou de biens de consommation) entrent en conflit avec les intérêts écologiques [voir fiche 10 et fiche 13].

Les Etats sont tous mis au défi de la transition énergétique pour une croissance verte, en passant d’une économie reposant sur l’énergie fossile à une économie reposant sur les énergies renouvelables (énergie hydraulique, énergie éolienne, géothermie et énergie solaire, avec les panneaux photovoltaïques). On parle alors d’économie bas carbone [voir fiche 7]. Les préoccupations écologiques sont liées au développement économique et social des Etats, qui cherchent également un confort pour les populations et davantage de justice, d'équité au sein des Etats, ainsi qu'entre les Etats du Nord et du Sud. Le développement durable est un développement "qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre à leurs propres besoins".

Les Etats font aussi appel aux initiatives citoyennes des individus [voir fiche 5]. Chacun est appelé à réduire sa consommation d’énergie ou à changer ses habitudes : prendre les transports en commun, recycler ses déchets, réduire sa consommation d’eau, mieux isoler son logement, par exemple [voir fiche 7]. Les écologistes défendent l'idée qu'il faut "penser global et agir local" : de petits gestes, s'ils sont adoptés par beaucoup, peuvent entraîner de grandes conséquences [voir fiche 12]. En effet, alors que la plupart des gens, aujourd'hui, se disent intéressés par l'écologie, préoccupés par l'environnement et par les questions environnementales, beaucoup ont du mal à prendre des décisions concrètes pour la protection de l'environnement. Il est très difficile aujourd'hui de changer son mode de vie, de modifier ses comportements, de renoncer à la consommation de masse, ou aux transports polluants (voitures individuelles, avion). Les Occidentaux restent bien souvent spectateurs des événements climatiques, derrière leur écran de télévision, mais peinent à devenir acteurs, à s'engager [voir fiche 5].

De nombreux artistes s'interrogent également, soit en adressant des messages à leur public (on parle alors d'œuvres engagées) [voir fiche 12], soit en travaillant en collaboration avec des scientifiques [voir fiche 13], soit encore en cherchant à raconter les expériences humaines, loin de toute préoccupation scientifique [voir fiche 2].

Les prédictions les plus alarmistes annoncent pourtant la fin imminente de notre civilisation. De nombreux films et romans illustrent ce mouvement post-apocalyptique, qui renouent avec les mythes bibliques du Déluge et de l'Apocalypse [voir fiche 11].

Certains mouvements écologiques prônent la décroissance ou encore l'anarchie verte.