Bande dessinée

Considérée comme le "neuvième art", la bande dessinée a conquis, depuis les années 1960, ses lettres de noblesse. Or, à côté des grands maîtres qui n'ont jamais cessé d'être édités, comme Hergé, Uderzo, Goscinny ou Tardi, on voit depuis quelques années se développer la jeune bande dessinée d'auteur, qui manifeste la créativité de la bande dessinée francophone. Ce support présente des avantages incontestables pour le cours de FLE : document "authentique" rédigé dans une langue proche de la langue de tous les jours, mais toujours revisitée avec humour et poésie, la bande dessinée associe le texte à l'image, inventant elle-même ses propres codes. Facile d'accès, séduisante, elle permet aussi d'introduire des thèmes de société ou de réflexion, qui donnent à penser.

De nombreux sites vous permettent de trouver en ligne du matériel à exploiter en classe. On pourra bien sûr évoquer la très riche sitographie proposée par le site éducatif de l'OIF francparler-oif.org. Parmi les sites référencés, on soulignera l'intérêt pédagogique du B-A BA de la BD.

Les amateurs de bande dessinée trouveront de quoi satisfaire leur curiosité sur le site de la revue en ligne de la Cité de la bande dessinée et de l'image, neuvième art 2.0. Comicalités. Études de culture graphique, constitue une revue universitaire consacrée à la bande dessinée, l'illustration, la caricature, et le dessin animé.

Deux expositions virtuelles de la BnF méritent également d'être consultées : La BD avant la BD et Maîtres de la BD européenne. On y trouvera également des pistes pédagogiques.

Vous trouverez ici une présentation de Virginie Tellier, intitulée "Des planches et des bulles", qui permet de s'interroger sur l'histoire, mais aussi sur l'esthétique de la bande dessinée.

Pour aller plus loin, nous vous recommandons également la lecture de ces deux articles :

De l’École de Bruxelles au manga, en passant par le roman graphique et le mouvement alternatif, de nombreux courants narratifs et esthétiques ont traversé la bande dessinée en France, enrichissant et diversifiant sa production. Un rapide panorama de ces grandes tendances permet d’entrevoir la fécondité de la bande dessinée et l’évolution de son statut. À présent qualifiée de 9e art, la bande dessinée a néanmoins peiné à se faire reconnaitre comme moyen d’expression et art narratif à part entière.

On connaît la lecture séquentielle des BD, on connaît peut-être moins la lecture que nous appelons « par aplats » et qui cherche à repérer les éléments, iconiques et linguistiques, apparemment non conformes à l’histoire principale racontée par la BD, incohérents, superfétatoires. Le corpus ici analysé est composé de la série Sœur Marie-Thérèse des Batignolles de Maëster et ces données textuelles sont pour nous des témoignages de paratextes iconiques et linguistiques, discursifs. Le classement et l’exemplification de ces éléments paratextuels porte à souligner qu’il s’agit, de la part de l’auteur-dessinateur, de stratégies de contact et de dialogue avec le lecteur.

 

Ressources pédagogiques