Anne Ducrey: «Maurice Maeterlinck en Russie: un théâtre moderne?»

Samedi
16 nov 19
17.00
Saint-Pétersbourg et Nord-Ouest de la Russie
Institut français
Universités

L'intervention d'Anne Ducrey, maître de conférences en littérature générale et comparée à la Faculté des lettres de Sorbonne Université, est co-organisée avec le Collège universitaire français auprès de l’Université de Saint-Pétersbourg.

En français avec traduction vers le russe
Lieu : médiathèque de l'Institut français (12, perspective Nevski, 3e étage)
Accès libre

 


Avant même la création en 1908 de L’Oiseau bleu par Stanislavski sur la scène du Théâtre artistique de Moscou, Maurice Maeterlinck participe depuis la fin du XIXe siècle, à l’instar d’autres poètes et dramaturges francophones et étrangers, au bouillonnement intellectuel et artistique dont la postérité se souviendra sous le nom de «l’âge d’argent».

Maurice Maeterlinck a en Russie une place à part : lié de façon très étroite à la création de nouveaux théâtres et au renouvellement d’un répertoire jugé dépassé, Maeterlinck apparaît, à l’aube du XXe siècle, comme la clé de voûte d’une certaine modernité dans la mesure où la mise en scène de quelques-uns de ses textes a permis à l’art de la représentation russe de chercher des solutions neuves, de penser le théâtre non en termes de mimésis, mais en termes de théâtralité.

Après la première mise en scène de L’Intruse à Pétersbourg en 1901, la « grande époque maeterlinckienne » en Russie est inaugurée par les mises en scène de Stanislavski en 1904 au Théâtre artistique de Moscou (Les Aveugles, Intérieur, L’Intruse). Elle s’achève sur deux réussites éclatantes : la mise en scène à Pétersbourg de Sœur Béatrice par Meyerhold en 1906 au Théâtre Kommissarjevskaïa et la création l’année suivante, en 1908, de L’Oiseau bleu au théâtre artistique de Moscou dans une mise en scène de Stanislavski.

Avec l’époque contemporaine, c’est une nouvelle étape qui se dessine. Si Pelléas et Mélisande poursuit son destin sur les scènes russes à travers l’opéra de Debussy, c’est à L’Oiseau bleu qu’il revient, une fois de plus, de signer la modernité du spectacle, au risque cependant de perdre parfois  le texte de Maeterlinck.

 


À noter : du 14 au 22 novembre, Anne Ducrey interviendra au Collège universitaire français avec un cycle de conférences (avec traduction) et de séminaires (sans traduction) sur «L’écriture du désir dans le théâtre français du XXe siècle». Accès libre : une pièce d’identité peut être demandée pour accéder au bâtiment.

 

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