«Les aventures de Le Corbusier en URSS », la conférence de Jean-Louis Cohen

Le Corbusier, Burov, Vesnin. Moscou, 1928
Vendredi
17 nov 17
19.00
Saint-Pétersbourg et Nord-Ouest de la Russie
Institut français de Saint-Pétersbourg
Urbanisme

L'historien français distingué de l'architecture et de l’urbanisme du vingtième siècle interviendra à la médiathèque de l'Institut avec une conférence en russe. 

Organisé par : l'Institut français, le Comité du contrôle d'Etat, de l'utilisation et de la protection des monuments historiques, l'Union des architectes de Saint-Pétersbourg. Dans le cadre du programme « Révolution et patrimoine / Un héritage de la révolution » sous l'égide du Forum culturel international de Saint-Pétersbourg 2017.

 

Accès réservé aux inscrits (les inscriptions sont terminées)
Accès : 3e étage, Institut français, 12, perspective Nevski, m° Admiralteyskaya

 


Préparée tout au long des années 1920 par d'innombrables articles témoignant de l'aura de l'architecte dans la presse soviétique, l'apparition de Le Corbusier sur la scène moscovite intervient avec son voyage triomphal de 1928.

Obtenant, après son échec au concours de la Société des Nations la commande du Centrosojuz, le plus grand bâtiment réalisé par lui dans l'entre-deux-guerres, Le Corbusier croit découvrir dans l'URSS une « usine à plans » où son rôle d'expert serait enfin reconnu. L'enthousiasme né de la première rencontre se dissipera cependant avec le rejet de deux œuvres majeures : la « Réponse à Moscou », projet urbain destiné à servir de base à la « Ville radieuse » (1930), et le projet de concours pour le Palais des Soviets (1932).

Saga dans laquelle apparaissent les multiples figures des intellectuels et des architectes soviétiques, comme Ilia Ehrenburg, Sergei Eisenstein, Moisei Ginzburg, El' Lissitzky ou Alexandre Vesnine, la chronique des espoirs et des rancœurs qu'inspire Moscou à Le Corbusier est longtemps restée méconnue.

Dans son livre « Le Corbusier et la mystique de l’URSS », Jean-Louis Cohen a retracé ses enjeux et ses péripéties au moyen de matériaux inédits découverts à Paris ou à Moscou : les polémiques au travers desquelles Le Corbusier construit sa doctrine d'urbanisme contre les « désurbanistes » soviétiques et consolide son opposition au fonctionnalisme dogmatique, avant que de se voir rejeté par la montée du « Réalisme socialiste » stalinien, y trouvent un nouvel éclairage.

 


Jean-Louis Cohen, architecte diplômé par le gouvernement en 1973 qui a étudié à l'École Spéciale d'Architecture. Il obtient un doctorat en histoire de l'art en 1985 et est habilité à diriger des recherches en 1992 à l'École des hautes études en sciences sociales.

Il est l'auteur de multiples travaux sur l'architecture et les villes au XIXe, XXe et XXIe siècles. Il a dirigé le programme de recherche architecturale du Ministère de l'Équipement (1979-1983), avant d'occuper une chaire de recherche à l'École d'architecture Paris-Villemin (1983-1996), puis la chaire d'histoire des villes à l'Institut français d'urbanisme de l'université Paris VIII (1996-2005). En 1994, il est nommé professeur d'histoire de l'architecture à l'Institute of Fine Arts de l'université de New York. Le Ministère de la Culture lui confie en 1997 la création de la Cité de l'architecture et du patrimoine, où il a dirigé l'Institut français d'architecture jusqu'en 2004 et le Musée des monuments français jusqu'en 2003.

Il est par ailleurs membre des conseils scientifiques du Museum of Modern Art de New York, du Centre canadien d'architecture de Montréal et de la Getty Grant Program à Los Angeles.

Il est professeur invité au Collège de France depuis 2014.

 

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