Charles Pennequin: poésie et performance

Mardi Lundi
13 sep 16 17 oct 16
14.00 22.00
Saint-Pétersbourg et Nord-Ouest de la Russie

Charles Pennequin est un poète contemporain. Il commence à écrire dans les années 80. D’abord gendarme, il se consacre entièrement à son activité d’écrivain performeur depuis 2004

Facebook / Vk

 


Textes de Charles Pennequin

« C’est mort », « Bibi » et d’autres poèmes

Du 14 au 16 septembre 2016

Laboratoire de performance poétique

Pour en savoir plus

Appel aux artistes vidéastes

Pour en savoir plus

Charles Pennequin: poésie et performance

 

Parcours de lecteur-écrivain

C’est grâce aux structures sociales de l’école et de la médiathèque qu’il commence à s’intéresser à la poésie. Intrigué par les titres de ses livres (Tric trac du ciel), il lit Antonin Artaud. Suit un autre moment déterminant avec la découverte de L’Innommable de Beckett.

La lecture, pour Pennequin, fait surgir des « images mentales », formant des « corps physiques ». L’écriture d’Artaud devient alors des « choses qui se hérissent sur la page », celle de Beckett est plutôt de l’ordre du « sillon qui s’allonge » jusqu’au « fond d’un trou ». Le texte, appréhendé comme une donnée physique est de l’ordre du visible.

Pennequin, par son mode de lecture, évince la question de l’illisibilité de certains textes.

Dans les années 80, le rock (Joy Division, Cabaret Voltaire) remplace pour Pennequin la poésie dans la recherche d’un renouvellement des formes artistiques, mais il lui semble assez limité.

Lorsqu’il se plonge dans le dossier de la revue Action poétique consacré à Christian Prigent, il découvre des auteurs comme Guyotat, Novarina, Cadiot et prend alors conscience de l’existence d’une poésie contemporaine, alors qu’il vivait dans l’idée que la force de la poésie s’était estompée. Cela provoque chez lui un véritable choc et, dans un premier temps, l’arrêt de l’écriture : « Je ne savais plus écrire. »

Il s’interroge désormais sur la poésie sonore, notamment via Prigent et sa théorie de « la voix-de-l’écrit ». Il constate que « la poésie a à voir avec la prose » et que les poètes n’y sont pas assignés : Novarina se trouve dans le théâtre, Prigent dans la fiction, Verheggen dans une catégorie qu’on pourrait appeler « histoires contées ». Ce nouvel horizon l’amène à reconsidérer son travail d’écrivain.

Sa rencontre physique avec Prigent re-déclenche le mouvement d’écriture et de nouveaux textes teintés de l’influence de la revue TXT, dans la lignée de Joyce.

Lire la suite

 

 

Événements programmés

Mardi Mardi
23 aoû 16 13 sep 16
Saint-Pétersbourg et Nord-Ouest de la Russie
Arts visuels
Institut français
Dans le cadre du laboratoire poétique de Charles Pennequin , on a invité le public à créer une vidéo inspirée par un des slogans du poète performeur français: 1° la poésie est une épingle à nourrice...