«Curse of Knowledge»: rencontres avec des artistes contemporains

Mercredi Mercredi
20 Jan 21 31 mar 21
Saint-Pétersbourg
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Rencontres

L'Institut français présente Curse of Knowledge, une série de rencontres avec des artistes contemporains qui présenteront leurs projets, vous en diront plus concernant la structure de leurs œuvres et répondront à vos questions.

Il arrive fréquemment que les œuvres d’art contemporain, en particulier celles qui relèvent de la sphère du bio art, du data art, de la réalité virtuelle et augmentée ou encore du spatial sound, ne soient pas faciles à appréhender pour les spectateurs et les autres artistes. Cela est dû, en partie, à la vitesse de développement des technologies et à l'émergence de formes connexes, mais également, au fait que ces artistes numériques sont dans l’incapacité de se mettre à la place du public lorsqu’ils expliquent leurs œuvres. Devenus spécialistes, ils oublient les difficultés inhérentes à la découverte et l’étude d’une nouvelle pratique.

 


• mercredi 20 janvier 19h : rencontre avec Rocio Berenguer

Dans ses projets hybrides réunissant texte, danse, vidéos, art numérique, Rocio Berenguer s’intéresse aux grands enjeux et mutations de notre monde contemporain — parmi lesquels l’évolution des espaces de liberté individuelle au sein de notre
société, la place des technologies dans notre quotidien, les questions d’écologie.

Elle est actuellement artiste associée du Théâtre Nouvelle Génération, Centre dramatique national de Lyon, en résidence de recherche au Centre des arts d’Enghien-les-Bains, scène conventionnée pour les écritures numériques et à l’Hexagone, scène nationale de Meylan.

 

• mercredi 27 janvier 19h : rencontre avec Elise Morin

Formée à l’enseignement de l’École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris, de la Central Saint Martins College de Londres, puis de la Tokyo National University of fine arts à Tokyo, Elise Morin développe une pratique interdisciplinaire ancrée dans la pensée écologique qui interroge notre relation au visible et aux modes de coexistence. Les dispositifs de conception et de production génèrent des collaborations avec des scientifiques, des communautés locales, des ingénieurs, des musiciens, des philosophes. Le choix de lieux et de milieux spécifiques sont des composantes intrinsèques de son travail. Ils permettent d’engager une réflexion sur la relation qu’entretient la création au bien commun, sur le rôle de l’esthétique dans la compréhension d’autres perceptions d’un monde terrestre abîmé.

 

• mercredi 10 février 19h : rencontre avec Filippo Fabbri et Laurent Karst

Filippo Fabbri est compositeur, arrangeur musical, pianiste, multi-instrumentiste et chercheur. Il s'intéresse aussi bien au cinéma, qu'au théâtre ou à la production d'installations. Au centre de son travail : la relation entre le son, l'espace, le corps et l'esprit. Il mène des recherches dans le domaine de la nanotechnologie et de l'art sonore, ainsi que sur les interactions synesthésiques, l'acoustique adaptative, le son spatial, la sonification et la réalité augmentée. 

Laurent Karst est architecte designer, vainqueur du prix de la Villa Médicis de 1995 pour la recherche sur le traitement des déchets industriels. Il a conçu (en collaboration avec l'architecte Serge Eloire) la série de sculptures marines Amphitrite I et de nombreux monuments cybernétiques pour l'environnement urbain. Fondateur du bureau d'architecture Atelier 16, il collabore activement avec artistes et scientifiques.

 

• mercredi 17 février 19h : rencontre avec Mathieu Pradat

Mathieu Pradat réside à Marseille. Auteur, réalisateur, architecte de formation, il inscrit sa pratique dans l’interaction croissante entre mondes virtuels et réels, comme autant de territoires porteurs de récits et d’émotions. Ses projets (The Roaming, Proxima) ont été sélectionnés et primés dans de nombreux festivals dans le monde. Il explore les formes narratives interactives immersives multi-utilisateur à vivre en grand format dans des lieux dédiés ou online. Ces expériences sont précalculées ou encore prennent la forme du théâtre immersif en réalité virtuelle. Mathieu Pradat est PdG de La Prairie productions, atelier créé en 2010 avec Marie Eve Roques.

Il a enseigné de 2010 à 2013 à l’École nationale supérieure d’architecture de Versailles, en master, la vidéo pour les architectes. De 2017 à 2019, il a été responsable des modules « Digital Stories » puis « Réalités augmentées » consacré à l’écriture et la réalisation de projets VR/AR du master Nouveaux médias de l’Université de Savoie — Mont Blanc. Il y a créé le premier poste de consultation VR d’une Bibliothèque universitaire française. Il intervient ponctuellement à la Fonderie de l’image à Bagnolet, à l’Université Montpellier — Paul Valéry, à l’Université des Amériques à Quito, Équateur et auprès d’enfants de 7 à 13 ans, dans des ateliers d’initiation à la VR à Arles.

 

• mercredi 24 février 19h30 : rencontre avec Adelin Schweitzer

Né en 1978, Adelin Schweitzer vit et travaille à Marseille. Diplômé en 2004 de l’École supérieure d’art d’Aix-en-Provence, il poursuit depuis une carrière d’artiste polymorphe à la croisée des chemins entre performances immersives, expérimentations audiovisuelles et nouvelles technologies. Du Rimini Protokoll en passant par Tinguely, Marc Pauline du S.R.L. ou bien encore Stelarc, Adelin s’inscrit dans une filiation artistique d’avant-garde. Puisant dans les imaginaires de la science-fiction et des sciences cognitives, l’artiste trace au fils du temps les contours d’un univers prospectif singulier.

 

• mercredi 3 mars 19h : rencontre avec Jérémie Bellot

Titulaire d’une licence de cinéma puis d’un diplôme de l’École nationale supérieure d’architecture de Strasbourg, Jérémie Bellot est aussi bien régisseur audiovisuel, architecte, qu’artiste numérique. Sociétaire de L’Ososphère à travers diverses activités, il est impliqué au sein d’AV Exciters et manager d’AV Lab, premier Fab Lab tout public ouvert à Strasbourg au Shadok.

Le travail de Jérémie Bellot propose un regard sur l’espace et les paysages urbains, une approche sensible utilisant les pixels et la lumière dans la mise en place d’installations artistiques. En intervenant sur des pièces d’art ou des références architecturales, il tend au développement d’une architecture non-standardisée basée sur une spatialité immersive en interaction avec l’humain.

 

La rencontre sera diffusée en direct sur les pages Facebook (en français) et Vk (en russe) de l'Institut français.

 

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