L'enseignement des langues vivantes en France

En juin 2013 a eu lieu la première session du nouveau baccalauréat de langues vivantes : c’est l’occasion de faire le point sur l’enseignement-apprentissage des langues en France.

La France promeut la diversité linguistique. Si, dans la pratique, l’anglais tend progressivement à s’imposer comme LV1 et l’espagnol comme LV2, un choix important de langues nationales et régionales est proposé à l’étude des élèves français. Avec 13 683 élèves, le russe est actuellement à la 7e place des langues les plus étudiées en France, derrière l’anglais, l’espagnol, l’allemand, l’italien, le chinois et le portugais.

La diversité des langues étudiées tient principalement au fait que les élèves apprennent plusieurs langues, qui sont progressivement introduites. Depuis 2008, une LV1 est enseignée à l’école primaire, à raison d’1h30 par semaine, à partir du CE1 (6-7 ans). L’enfant poursuit au collège sa première langue. Une seconde langue est introduite à partir de la 4e (13-14 ans). Il peut enfin choisir une troisième langue en entrant en seconde (15-16 ans). Certains collèges proposent des classes dites « bilangues », dans lesquelles les enfants apprennent deux langues dès la 6e (11-12 ans). Il existe actuellement 23 sections bilangues russe/anglais en France.

Les programmes de langues vivantes en France sont désormais adossés au Cadre européen commun de référence pour les langues. Le niveau attendu en fin de CM2 (11 ans) est le niveau A1. En fin de collège (15 ans), les enfants doivent atteindre le niveau A2. Quant au baccalauréat, il correspond dorénavant à un niveau B2 pour la LV1 et B1 pour la LV2, qui tend à devenir obligatoire quel que soit le parcours choisi par l’élève. Au lycée, les programmes de seconde et de première/terminale proposent des thèmes à l’étude, déclinés différemment pour chaque langue. Des propositions de thèmes, ainsi qu’un traitement détaillé de l’un d’entre eux sont disponibles pour le russe.

Les programmes attachent de plus en plus d’importance à l’enseignement de matières par l´intégration d´une langue étrangère (EMILE), proposé dès l’école primaire. Cette expression désigne  une approche éducative bi-/plurilingue où la langue étrangère est utilisée comme outil pour apprendre une discipline scolaire et où la langue et la discipline jouent simultanément un rôle complémentaire sans que l’une ait l’ascendant sur l’autre.

Dans l’enseignement secondaire français, des parcours spécifiques sont proposés aux élèves dans le cadre des sections européennes et orientales (4 pour le russe) et des sections internationales (4 également). Dans ces classes, à l’enseignement approfondi des langues s’ajoute un enseignement de disciplines non linguistiques (mathématiques ou histoire/géographie, le plus souvent), à raison de 2h par semaine. C’est bien évidemment l’approche qui est développée, en Russie, dans le cadre des sections bilingues francophones.

De plus, au lycée, tous les élèves des sections littéraires reçoivent désormais des cours de littérature étrangère en langue étrangère. Dans les filières technologiques, les élèves bénéficient d’un enseignement technologique en  langue étrangère.

 

Les nouveaux programmes mettent l’accent sur la pratique orale et l’utilisation des technologies numériques. Les élèves sont désormais évalués au baccalauréat selon les quatre compétences communicationnelles, expression et compréhension écrites, compréhension et production orales. Des exemples de sujets ont été conçus pour différentes langues, dont le russe. Des référentiels spécifiques ont aussi été conçus pour faire correspondre les niveaux du CECRL et la notation sur 20 points.

Pour en savoir plus

Le site inter-académique de l’enseignement du russe en France

L’association des russisants de France